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Ino Simitsek |
Après nous être remémoré ce que furent nos pratiques éducatives en lien avec les capacités transversales, tournons-nous vers l’avenir proche, la prochaine rentrée scolaire et commençons à imaginer nos pratiques à venir, celles du PER, celles qui “s’inscrivent dans une volonté de réussite scolaire et représentent une part importante du bagage dont chaque élève devrait être muni au cours de sa scolarité obligatoire en vue de son insertion scolaire et professionnelle.” (PER Cycle 3 Version 2.0, Présentation Générale p 35)”. Reconsidérons nos pratiques dans le domaine des capacités transversales telles que définies par le PER, soit : la collaboration, la communication, les stratégies d'apprentissage, la pensée créatrice et la démarche réflexive... Pouvons-nous imaginer d’autres pratiques ? Est-ce que cela implique l’utilisation de nouveaux outils, de faire des liens avec des connaissances informelles ? Comment pourrions-nous faire un pas de plus ? Bienvenue dans cette nouvelle étape de la discussion ! Votre animatrice
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Ino Simitsek |
Merci pour toutes tes questions Sylvia et merci de t’être lancée la première !
Je partage tes difficultés. Je pense que le PER est une fabuleuse occasion aussi bien pour nous, enseignants, que pour nos élèves. De préoccupation de quelques enseignants isolés, elles deviennent préoccupation de l’ensemble du corps enseignant et cela promet d’être très riche. Je crois que pour nos élèves, les capacités transversales sont le moyen d’échapper à “l’ennui” que je les vois trop souvent éprouver dans des cours de type “classique” (comme si la possibilité de s’investir leur était retirée...). Je suis moi aussi à la recherche des réponses à tes questions. Une idée qui me séduit est celle de partir des élèves, de ce qu’ils aimeraient. Le livre de Marc Prensky “Teaching Digital Natives: Partnering for real learning” fournit quelques pistes à ce sujet. Je site: - " they do not want to be lectured to " - " they want to be respected, to be trusted and to have their opinions valued and count " - " they want to follow their own interests and passions " - " they want to create, using the tools of their times " - " they want to work with their peers on group works and projects " - " they want to make decision and share control " - " they want to connect with their peers to express and share opinions, in class and around the world " - "they want to cooperate and compete with each other " - "they want an education that is not just relevant, but real " En plus des mathématiques, j’ai la chance d’enseigner l’Education aux Médias (anciennement SIC) au cycle d'orientation; je pense que cette classification reflète les attentes de nos élèves. Pour répondre à ces attentes, toujours dans ce même livre, Marc Prensky propose de passer à une pédagogie du partenariat dont voici rapidement quelques principes: - “Think people and passions rather than classes and content”, - “Always be real not just relevant. Teach for the future”,
- “Planning: Content to questions, Questions to skills”,
- "Using technology in partnering: it is the students’ jobs, not the teacher’s”
- “Teachers roles: Coach, Guide, Instructional expert (designer, questioner, context setter, rigor providor, quality assurer)”,
- “Students roles: Researcher, Technology expert, Thinker, World changer, Self-Teacher”,
-“Continious improvement through practices and sharing”.
De bonnes pistes, n'est ce pas ? Que pensez-vous de la nécessité de s'améliorer en continue à travers l'échange et la pratique ?
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Ino Simitsek |
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Ino Simitsek |
DEMARCHE REFLEXIVE:
CAPACITES TRANSVERSALES - UN ENSEIGNEMENT TOURNE VERS LE FUTUR La semaine passée nous avons mentionné qu’: “aujourd’hui nous formons des gens dans un monde qui ne sera pas celui dans lequel ils interagiront”. Cependant tout n’est pas inconnu. En cherchant dans Google “compétences numériques pour le 21ème siècle“ je suis tombée sur plein de choses intéressantes. Entre autres :
Au fond, c’est là: nous retrouvons les capacités transversales du PER !
PENSEE CREATRICE
Et vous, avez-vous fait des trouvailles ? Souhaiteriez les partager avec nous ? |
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Ino Simitsek |
Bonjour à tous ! @ Sylvia: "Partir de ce que les élèves aimeraient … et qu’aiment-ils ?" et je rajoute qui sont-ils ? Ma réponse est: il faut le leur demander. Elle peut sembler dérisoire mais j’insiste: combien de fois est-ce qu’on le leur demande ? combien de fois est-ce que l’on écoute la réponse ? combien de fois en fait-on quelque chose ? On, nous, créateurs de situations pédagogiques... Pour ma part, je dois accepter que c’est encore et toujours, trop peu souvent malgré ma bonne volonté. Pourquoi ? Car j’ai été formattée autrement... par mon école et j’en porte encore les traces.
Maintenant pour partager avec toi certaines de mes expériences pédagogiques avec des élèves de 12-15 ans. Je pense qu’ils aiment s’exprimer et créer avec les outils d’aujourd’hui. J’ai par exemple appris à mes élèves comment utiliser un éditeur HTML. Une fois celui-ci maîtrisé, ils devaient créer un site. Au début j’imposais le sujet, cela s’est avéré inutile. Ils préfèrent faire un site sur un sujet qu’ils aiment... Ce n’est jamais deux fois le même... J’ai fait beaucoup de découvertes sur ce qu’ils aiment et les passionnent. Et, je me dis à chaque fois quel dommage que cela ne soit pas publié, que cela reste totalement inexploité, par d’autres cours, d’autres élèves... C’est si riche ! Par exemple en développement de capacités transversales: un sujet donné, comment je structure ma connaissance, je trie les informations que je vais chercher, comment j’apprends à apprendre, comment j’exprime, comment je crée... Malheureusement, aujourd'hui c’est une démarche ponctuelle, une de plus. Elle ne s’inscrit pas encore dans une culture d’établissement.
Un autre exemple: nous sommes en période d'épreuves communes et j’ai eu l’idée de demander aux élèves de choisir par groupe de deux, un sujet du champ de l’épreuve puis à eu de venir le présenter à l'aide du tableur numérique... J’ai été agréablement surprise, ils ont fait de très bons professeurs ou ont reconnu leurs faiblesses et ont voulu rectifier. Ils aiment qu’on leur fasse confiance, ils aiment s’exprimer devant et apprendre de leurs semblables.
Dans les démarches réflexives, il est possible de trouver une motivation autre que la note... Elles m’ont permis de trouver, au moins une qualité auprès de chaque élève: celui qui a une bonne intuition première, celui qui explique bien, celui qui calcule vite, celui qui persiste … et de la reconnaitre devant le groupe. Se sachant contribuer au groupe et se sentant reconnu pour quelque chose qu’il est, l’élève n’avait plus besoin de la note pour travailler et avancer. Là aussi, les approches pédagogiques individuelles sont ponctuelles. De même, où sont les communautés de pratiques ? Maintenant je tombe d’accord avec toi, si l’on compare l’élève que nous avons été, à l’élève du 21ème siècle (dans ma précédente intervention sous Principes pour l’apprentissage des élèves du 21ème siècle) celui que nous espérons voir être issu de l’école. L’école: un concept ancien sur lequel on tire pour en faire quelque chose de totalement différent...! |
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Raymond Morel |
Pour se situer : MONTRE-MOI TA CLEF ! A la suite des dernières intervention, on se rend compte que si nous ne voulons pas se perdre dans discussions sans fin sur l’évaluation, nous avons néanmoins besoin d’un moyen simple pour juste se situer. Je vous propose une démarche très facile que nous pouvons appliquer avec une géométrie variable c’est-à-dire aussi bien pour un individu (enseignant et/ou apprenant), un groupe d’individus (classes, groupes d’enseignants d’une discipline donnée, etc.) que pour une institution ou plus généralement une entité dans n’importe quelle structure (écoles, ordres d’enseignement, etc..). La figure ci-dessous propose quatre niveaux de « pénétration » d’une idée :
http:/ Pour ceux qui souhaitent des explications plus complètes allez aux pages 92 et suivante de la référence http:/ Nous retrouvons avec la main nos cinq capacités transversales que l’on maîtrise plus ou moins
http:/ Ce qui nous donne ensemble une zone de travail intéressante. Il s’agit maintenant pour la population choisie de définir, avec justifications à l’appui, le niveau de doigt , pardon de chaque capacité transversale dans sa pratique réelle
http:/ Ce qui à la fin nous offre une magnifique clef qui n’est pas un « top-ten » ou n’importe quelle machination de classement mais bien un artéfact nous permettant de nous situer, de comparer sans métrique trop explicite, de prendre conscience, de partager (la « dent » faible de la clef correspond à une « dent » forte chez un autre individu : comment fait-il ? quel est son environnement d’actions ? etc..), de décider de la suite à donner, etc.etc La comparaison de la même clef dans le temps est redoutable pour tirer des conclusions soi-même. C’est donc un outil pour les acteurs et pas une matraque institutionnelle ou une démarche bureaucratique. C’est plutôt un premier pas vers des préoccupations typiquement pédagogiques. Remarques complémentaires
http:/ Alors qui se lance pour montrer sa clef (en précisant le contexte et en explicitant le pourquoi des niveaux choisis) ? Attention c’est toujours difficile la première clef à partager, c’est comme la première question après une conférence ! A bientôt avec votre contribution, je l’espère … NB Le fichier de cette contribution se trouve dans les fichiers du groupe « capacités transversales » http:/
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Ino Simitsek |
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