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Jean-François Jobin |
Le débat peinant à démarrer, je vais en reformuler les termes. Étant donné que les élèves sortent transformés de leur scolarité, il s'agit de déterminer les causes de cette transformation (qui peut être positive mais aussi négative). Des apprentissages ont eu lieu. Quelles en sont donc les causes ou les occasions durant tout ce temps ? J'en vois trois principales. On peut d'abord penser à l'école elle-même en tant qu'institution. Il y a ensuite l'action des enseignants. Enfin, l'élève lui-même, qui fait une série d'apprentissages à l'occasion de sa scolarité, ou malgré elle, ou encore de façon marginale par rapport à l'école. Ils n'apprennent pas à coup sûr ce que voudraient leurs enseignants, et ils apprennent des choses qui ne leur ont pas été enseignées. L'enjeu ici est de déterminer quelle part revient aux enseignants. Si ce sont eux qui font principalement l'école, on verra mieux comment mettre en place une école différente par le biais de leurs interventions, en faisant évoluer la manière de fonctionner de l'école et en équipant autrement les enseignants lors de leur formation. L'horizon reste selui de la nouvelle e-cole publique dont nous voulons dessiner les contours que nous lui souhaitons dans trente ans. Qu'en pensez-vous ? Mais passons à la suite. |