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Ino Simitsek |
Bonsoir ! Je viens de tomber sur une vidéo YouTube qui s’intitule : “Que devons-nous faire pour nos élèves et nos écoles publiques ? ENSEIGNER EN 2030”. Cette vidéo se réfère à l’école publique américaine... Elle me plait car elle donne une définition de ce que signifie enseigner en 2030 ?
1. “ Enseigner en 2030, c’est enseigner à un élève du 21ème siècle: c’est-à-dire à un apprenant Google, un élève qui en quelques cliques trouve tout le savoir sur le Net...” 2. “Enseigner en 2030, c’est diffuser son expertise auprès de ses collègues” 3. “Enseigner en 2030, c’est faire un partenariat avec une population d’élèves qui s’est diversifiée: pour plus de 40% des élèves la langue d’enseignement n’est pas leur langue maternelle (2ème langue)” 4. “Enseigner en 2030, c’est préparer les élèves à intégrer un marché devenu global: collaboration, communication, esprit critique, résolution créative de problèmes sont désormais des compétences de base” 5. “Enseigner en 2030, c’est permettre aux élèves de faire le bilan de ce qu’ils apprennent: les outils numériques leur permettant d’apprendre 24h sur 24, 7 jours sur 7. Il s'agit de valider leurs connaissances lorsqu’elles atteignent des standards académiques et proposer des ajustements lorsque ce n’est pas le cas” etc. Je trouve que cette liste à la valeur de nous faire prendre conscience de l’ampleur de la nouveauté au niveau du rôle et de la formation de l’enseignant. Par exemple, le point 1., pour moi veut dire que le rôle premier de l’enseignant ne sera donc plus de transmettre le savoir mais de donner à l’apprenant ce dont il a besoin pour que son “libre” accès au savoir devienne “intelligent”... Le point 2, sur la nécessité de "diffuser son expertise auprès de ses collègues" est annonciateur de la complexification de la tâche d’enseigner. La formation actuelle des enseignants ne nous préparent pas aux points 3. 4. 5 ou tout du moins à travailler avec ces perspectives nouvelles. Pour se préparer à 2030 la vidéo propose la création de TEACHERPRENEURS ?!
Et nous ?
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Jean-François Jobin |
Merci pour vos contributions ! @ Raymond. La question des réseaux sociaux mérite un examen plus approfondi. Pour la plupart des gens, les réseaux sociaux, c'est Facebook et Twitter. Tous deux sont des facilitateurs de contact, des moyens de créer et de maintenir du lien social, mais rares sont les personnes qui en perçoivent le potentiel pédagogique, si tant est qu'il y en ait un. Alors, quand nous parlons de réseaux sociaux, parlons-nous de ceux-là ou d'autre chose ? Et si nous parlons de ceux-là, comment les utiliser au-delà des rares exemples ponctuels dont on entend parler à l'occasion ? @ Ino, teachpreneur en devenir ? J'ai fait un tour sur le site teaching2030.org et j'y ai trouvé un PDF qui complète utilement la vidéo que tu nous proposes d'aller voir (c'est une présentation de leur livre-manifeste). Tout d'abord, il y est question de nos chères capacités transversales :
Il n'y en a que quatre, mais la pensée critique et la résolution créative de problèmes regroupent assez bien ce que nous appelons la pensée créatrice et la démarche réflexive, couplée aux stratégies d'apprentissage. C'est la confirmation que nous sommes dans le cœur du problème quand nous insistons sur les capacités transversales et leur importance pour l'avenir. Mais il y a d'autres pistes intéressantes à explorer :
Ici, ce sont les nouveaux rôles des enseignants qui sont désignés. Dans le vocabulaire d'Annie Di Martino et de Anne-Marie Sanchez, ces rôles sont figurés par la double paire de lunettes que l'enseignant est appelé à porter :
Les lunettes, à vrai dire, correspondent aux rôles 3 et 4 : travailler avec divers types d'élèves (si j'ai bien traduit) et aider les élèves à gérer leurs propres apprentissages. Les deux premiers rôles (enseigner l'apprenant qui utilise Google et rattacher l'enseignement aux besoins de la communauté) n'y sont pas explicitement nommés. Toujours est-il que nous parlons ici enfin du rôle des enseignants, et je souhaite que nous nous attachions tout particulièrement à ce thème. Enfin, à ne pas oublier, le rôle des politiciens, qui est tout à fait d'actualité au moment où nous allons élire nos députés aux Chambres fédérales :
Voilà trois critères qui pourraient orienter nos choix.
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Bernard Vuilleumier |
Bonjour, Pour tenter de dépasser la notion de discipline (et d'école) et favoriser les capacités transversales, les «prospecteurs professionnels» envisagent - dans le long terme - des mesures que les enseignants peuvent parfaitement comprendre, mais pas appliquer (les bâtiments existent, les salles de classe, les horaires et les disciplines aussi, sans compter les représentations mentales et les habitudes qui sont souvent plus difficiles à modifier que la structure d'un bâtiment). Plutôt que d'envisager le rôle des enseignants dans 30 ans, je préférerais qu'on inventorie les mesures, même mineures, qui peuvent être appliquées ici et maintenant et qui pourraient faire évoluer le système dans le sens souhaité (est-il le même pour tous les acteurs ?) J'en vois quelques-unes qui pourraient être prises pour favoriser une réflexion pédagogique ainsi que l'acquisition des ces fameuses compétences transversales :
Dans cette optique j'utilise, avec mes étudiants un CMS ainsi qu'un LMS (Moodle). L'utilisation de fichiers CDF dans Moodle ouvre de très intéressantes perspectives et j'espère que Wolfram Research et Moodle uniront un jour leurs forces pour favoriser encore davantage une pédagogie interactive. Et voici pour les technophiles qui sont concerné(e)s par les mathématiques et qui ont des idées sur la façon dont elles devraient être enseignées : The first Computer-Based Math Education Summit |
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Jean-François Jobin |
Désolé de mon silence : congé maladie et quelques jours de vacances pour finir de me remettre. Mais n'hésitez pas à continuer sans moi. |
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Raymond Morel |
Je reçois à l'instant le message ci-dessous Consulter les deux derniers bookmarks et le dernier fichier déposés sur ce forum - groupe de discussions http:/ http:/ http:/
Bonne lecture ! Qu'en pensez-vous ? |